Des Lego, mais sans la douleur : avec DUnES, la gestion de l’énergie devient un jeu d’assemblage modulaire, conçu pour encaisser la variabilité du réseau électrique et stabiliser le système.

Fondée en 1934, par Joachim Frenkiel, ingénieur et professeur à l’Université de Liège, CE+T Power s’est spécialisée dans l’électronique de puissance et le contrôle énergétique avancé.

Écosystème
  • Énergie durable
Critères de succès
  • Innovation dans la durée
  • Développement à l'international
  • Innovation de rupture

CE+T Power : l’expertise liégeoise qui rayonne

Fondée en 1934, par Joachim Frenkiel, ingénieur et professeur à l’Université de Liège, CE+T Power s’est spécialisée dans l’électronique de puissance et le contrôle énergétique avancé. Le système électrique vit aujourd’hui une bascule : à côté des anciennes centrales, de nouvelles sources plus variables (solaire, éolien...) et de nouveaux usages (électrification, stockage, recharge) ne cessent de se déployer. Il ne s’agit plus seulement d’alimenter, mais aussi de compléter et soulager le réseau existant avec des solutions locales, capables d’équilibrer, stabiliser et optimiser l’énergie au plus près des sites. Longtemps ancrée dans les infrastructures critiques - nécessitant une alimentation électrique en continu - comme les télécoms, le réseau électrique et les transports, CE+T accompagne cette transformation, en concevant des solutions modulaires de conversion et de pilotage, pour réduire les risques d’instabilité des sites, comme du réseau.

De Liège aux 4 coins du monde

Membre du conglomérat multinational CE+T Group, « CE+ T Power compte, en Belgique, un peu plus de 200 employés, a produit plusieurs centaines de milliers d’équipements sur 10 ans et génère un chiffre d’affaires de l’ordre de 50 millions d’€ », précise Benoît Bidaine, président du comité de pilotage et coordinateurs des activités stratégiques de R&D de CE+T Group. Présente auprès de ses clients internationaux, la société s’appuie sur des filiales et sociétés sœurs de proximité aux États-Unis, en Allemagne et en Australie ainsi que ses bureaux de vente présents en Europe mais également à Dubaï et en Malaisie. Sans oublier ses quatre centres de R&D.

DUnES : puissance + contrôle, au service de la stabilité réseau

Porté par un consortium réunissant partenaires industriels, CE+T, Calyos et E2SMART, et académiques, l’UCLouvain et l’ULiège, le projet DUnES, a débuté en mars 2025, pour une durée de 3 ans. Il combine modularité matérielle et fonctionnelle : quelques briques de puissance pour intégrer stockage (BESS), renouvelables et charges variables, qui s’assemblent pour composer des systèmes sur mesure, répondant à des besoins énergétiques hétérogènes sans complexifier l’intégration ni gonfler les coûts de matériel et d’ingénierie. À la clé, une sophistication transparente pour l’utilisateur, un haut niveau de performance, de la flexibilité, de l’efficacité, une mise en service facilitée et une maintenance plus rapide. Et l’ambition est limpide : « DUnES permet aux industries de devenir des acteurs de leur propre résilience énergétique, tout en soulageant le réseau », se réjouit Fabrice Frebel, chef de projet et expert en électronique de puissance.

Le Pôle MecaTech : création d’un écosystème pérenne

Au cœur de ce projet, ce dernier constate que le Pôle MecaTech a joué le rôle fondateur de stabilisateur d’écosystème grâce à la mise en réseau des bons partenaires et a incité ou permis une certaine forme de « parrainage » entre acteurs établis et plus récents - CE+T a ainsi accompagné E2SMART, pour la faire gagner en autonomie et lui permettre de devenir un partenaire pérenne.

Le retour financier est dans les starting-blocks

La valorisation du projet démarre sur les chapeaux de roue : pendant les six premiers mois, l’assemblage des premières briques a abouti à la conception d’un premier produit standardisé, validé sur cas réels. Des retombées financières s’annoncent donc rapidement. Ce qui est assez rare pour être souligné. Ce n’est qu’un début. Le temps encore imparti au projet permettra de développer d’autres produits basés sur ces briques technologiques, grâce, notamment, aux retours scientifiques des universités impliquées dans le projet. Et demain, ces briques pourront intéresser bien au-delà du stockage : industrie lourde, mobilité électrique, ports, data centers, réseaux de distribution… partout où stabilité et qualité de l’électricité sont ou deviennent critiques.