Le pôle MecaTech, moteur d’innovation en génie mécanique
Avec plus de cent partenaires impliqués dans des projets menés conjointement par les entreprises et les laboratoires, le Pôle MecaTech soulève un dynamisme sans précédent.
Contexte
Le pôle MecaTech est labellisé par le gouvernement wallon en 2006, ainsi que 4 autres pôles de compétitivité, dans les domaines de l’aéronautique spatiale, les sciences du vivant, le transport logistique et l’agro-industrie. La création de ces 5 pôles de compétitivité s’inscrit dans le contexte du plan Marshall, visant à relancer l’économie wallonne.
Qu’est-ce qu’un pôle de compétitivité ?
Pour reprendre les termes du Ministre wallon de l’économie, Jean-Claude Marcourt, « un pôle de compétitivité regroupe des entreprises autour d’un domaine économique porteur […] Celles-ci unissent leurs compétences et leurs ressources avec des unités de recherche et de formation afin d’augmenter ensemble leur capacité d’innovation, de production et de service. Ces partenariats permettent aux entreprises d’accéder à une taille plus importante et à un niveau d’excellence qui les rendent plus visibles sur les marchés européen et mondial ».
Secteur d’activité
Le Génie Mécanique couvre un ensemble d’entreprises (ensembliers/intégrateurs) qui mettent à disposition de clients des « systèmes fonctionnels » (produits de consommation, machines ou process industriels), mais aussi des entreprises fabriquant des composants ou sous-ensembles en s’appuyant sur des technologies diverses.
Ces « systèmes fonctionnels » se retrouvent dans presque tous les domaines d’activités (produits de consommation tels que l’automobile, électroménager, etc. mais aussi la santé, et tous types de machines ou process industriels). C’est ce que l’on a appelé la transversalité du génie mécanique.
L’hybridation des technologies dans le secteur du Génie Mécanique
Durant le XIXème siècle et pendant une grande partie du XXème, le génie mécanique s’est largement appuyé sur l’acier et d’autres métaux ainsi que sur des technologies dites de « mécanisage » des pièces. Mais il en est autrement aujourd’hui. Les produits ou processus d’usage courant conjuguent une grande diversité de matériaux et de revêtements, de technologies de mise à forme, notamment les technologies globales qui travaillent par adjonction de matière (projet thixo : mise à forme de matériaux dans un état semi-solide) plutôt que par soustraction de matière (mécanisage,…), parfois dans des dimensions micro ou nano. Ils intègrent l’électronique et la mécanique (mécatronique) ; ils s’appuient sur des méthodes de calculs et de simulation de plus en plus sophistiquées, notamment en développant des modèles multiphysiques. De nouvelles conjugaisons sont en cours de développement telles que la biomécatronique, la photonique. Le projet de surfaces aseptiques dans le projet Mirage est un bel exemple d’intégration de connaissances et de savoir-faire liés aux domaines organiques.
En fait, les « machines et process » du génie mécanique ainsi que ses composants intègrent des domaines scientifiques et techniques de pointe de plus en plus variés. L’interaction entre ces sciences et technologies est croissante et conduit à «l’hybridation du génie mécanique». Elle permet de réelles innovations de rupture.
Nécessité de fonctionner en réseau, un des objectifs du Pôle
L’hybridation des technologies et le positionnement stratégique des différents types d’acteurs rendent indispensable le fonctionnement « en ré¬seaux » des différents acteurs du génie mécanique. Cette notion de réseau doit être étendue aux universités et aux centres de recherche qui en sont des acteurs essentiels.
Favoriser ce type de fonctionnement est un des objectifs des pôles.
Axes stratégiques
Les projets du Pôle MecaTech sont sélectionnés autour de quatre axes stratégiques :
• Matériaux et surfaces du futur
• Technologies globales de mise en forme
• Microtechnologies et mécatronique
• Maintenance intelligente
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